| LES 6 CONFERENCES DE LA SAISON 2011-2012 |
Mardi 7 février 2012
VERMEER

La laitière, la dentellière,… mais que racontent-elles donc ? Chez Vermeer, l’aspect narratif des scènes d’intérieur s’efface devant le voile de mystère comme si la réalité se trouvait mise à distance. La recherche moderne a permis d’exhumer de nombreux documents qui nous permettent de mieux cerner Vermeer, cet illustre inconnu, tombé dans l’oubli dès le XVIIIe siècle, redécouvert, pourrait-on dire, par Théophile Thoré, lui qui livra à la Gazette des Beaux Arts toute une série d’articles qui permit au lecteur de découvrir le peintre. Comment ses œuvres, empreintes d’une extraordinaire gravité alors qu’elles traitent des petits faits de la vie quotidienne ou des intermittences du cœur, acquièrent-elles la noblesse intemporelle de l’histoire ?
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Mardi 13 mars 2012
Un peintre – une œuvre
PHILIPPE DE CHAMPAIGNE : le christ morT
Tableau de dévotion ou initiative du peintre ? Le Christ mort n’est pas une commande. Est-il une initiative du peintre (fait encore rare au XVIIe siècle) ?
Alors : s’agit-il d’un cadeau pour sa fille ou son neveu ? Peint entre 1650 et 1654, le Christ mort fur créé dans un moment de trouble : la Fronde, la départ de Mazarin, l’incendie de l’Hôtel de Ville. Et pourtant, tous ces événements semblent sans écho dans l’art silencieux du peintre. A travers sa biographie, le peintre révèle peu de choses. Mais la lecture de Bérulle ou de Pascal, proches des milieux pour lesquels Philippe de Champaigne exécute de nombreuses commandes, permet de situer sa quête de sens au sein du dynamisme des différents courants religieux qui traversent l’Europe du XVIIe siècle

LES CONFERENCES PASSES
Mardi 8 novembre 2011
LA MUSIQUE VUE PAR LES PEINTRES
La musique doit être appelée sœur cadette de la peinture déclarait Léonard de Vinci. Et, après la renaissance, la musique fait partie du bagage indispensable au peintre : prestige social de la musique dont Baldassare Castiglione parlera longuement dans son ouvrage. Lieu privilégié, l’atelier du peintre est souvent habité par la musique. La peinture hollandaise du XVIIe siècle en est un bon exemple : instruments symboliques, suggérant un message d’ordre esthétique, moral ou religieux. Les parfums, les couleurs et les sons se répondent disait Baudelaire. Si l’œil écoute, la musique offre des sons à l’oeil. Nous parcourrons les œuvres picturales traitant de la musique et de sa connivence avec la peinture.

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L’EUROPE DU XVIIE SIECLE – BAROQUE ET CLASSICISME
Mardi 13 décembre 2011
Le renouveau stylistique

Mardi 24 janvier 2012
Poussin, Caravage, Bernin, Giraudon, Inigo Jones
Poussin, Caravage, Bernin, Inigo Jones : l’Europe du début du XVIIe siècle sort d’une longue période de troubles politiques et religieux nés des conséquences de la Réforme et du conflit qui oppose la maison de France à l’Autriche. Entre redressement de l’église catholique, la Guerre de Trente Ans et le morcellement de l’Empire, l’élan artistique s’est brisé. C’est durant la seconde partie du XVIIe siècle qu’on assistera à un renouvellement de la représentation et à un renouveau stylistique. C’est à l’évolution des courants artistiques, à la diversité des foyers de création et à la volonté des commanditaires que nous nous intéresserons au cours de ce panorama de la création européenne du XVIIe siècle.
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bresil baroque

Le baroque naît au XVIe siècle dans une Europe transformée par les grandes découvertes, les avancées techniques et scientifiques, ainsi que par une profonde réforme religieuse et l’instauration des monarchies absolues. L’homme baroque, travaillé par la foi, tantôt regarde la lumière solaire qui baigne les édifices du temps, tantôt plonge dans les ténèbres où il tente de pénétrer les secrets de la mort. Mais les scintillements du baroque se font plus intenses et éblouissants dans les régions minières de l’Amérique du Sud. Le baroque est sa plus grande arme de conquête. C’est au Brésil que le baroque colonial démontrera, après Rome, une qualité d’universalisme. Il s’y épanouira avec une vitalité sans contrainte et un naturalisme à la fois religieux et sensualiste.
| INFORMATIONS PRATIQUES |
Elles ont lieu à Genève, le mardi de 12 h 15 à 14 h 00 (sauf le mercredi 12 octobre)
Lieu
Les Salons
6, rue Bartholoni
1204 Genève
de 12 h 15 à 14 h 00
Le tarif est de 30 frs.(pour les membres de l'association : 25 frs)