LES 6 CONFERENCES DE LA SAISON 20010-2011

 

LES CONFERENCES DE LA SAISON 20010-2011 :

Mardi 12 octobre 2010

La Chrétienté médiévale

Représentations et pratiques sociales. Fresques de Canavesio a la Chapelle de La Brigue (Haut-Pays niçois)

 « Bible pour les illettrés », cette phrase a souvent été employée pour recouvrir l’ensemble de l’intentionalité des images témoins de leur temps. Mais cela est un peu court pour définir le contenu symbolique, moral ou social de ces images. La chapelle de La Brigue, qui se trouve dans le Haut-Pays niçois, offre un exemple parfait pour définir l’adéquation entre un lieu, le programme des fresques et son contenu symbolique voire social et historique. Nous nous attacherons à situer le monument, et les splendides fresques qu’il contient, dans son contexte historique (opposition de la région à la domination du duc de Savoie) et social (le pouvoir des puissants et la contestation des papes). Nous déchiffrerons aussi son contenu symbolique : mémoire de la sagesse antique où le symbolisme ici est souvent fondé sur le couple complémentarité/opposition.

 

 

Mardi 9 novembre 2010

Jeudi 9 décembre 2010

 Une histoire iconique de Dieu

Dieu est réputé irreprésentable. C’est un point sur lequel les trois monothéismes s’accordent. Peut-on, néanmoins, l’imaginer, le mettre en image ? Le sculpter ? Le peindre ? Dans le monde chrétien, Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ. La religion chrétienne a donc affirmé la visibilité et la représentabilité de Dieu en Jésus. Quelles ont-été les perceptions successives de l’Eternel dans l’imaginaire et dans les coexistences d’images dans une même société ? De la compatibilité ou, au contraire, de l’incroyabilité des diverses iconographies dont est faite l’image religieuse ou culturelle de Dieu.

Mardi 9 novembre 2010

Première partie

Introduction

Jeudi 9 décembre 2010

Seconde partie

Majesté et liberté – Images de Dieu dans l’art d’occident du XIIIe au XVe siècle

 

 

Mardi 25 janvier 2011

La Catalogne romane

Ce n’est qu’au XIIe siècle qu’apparaissent les termes de « Catalogne » et de « catalan ». Il est fort probable que la Catalogne doive son existence à quelques faits politiques, comme la décision de la créer, par l’empereur Charles le Chauve. Le XIe siècle, qui vit la ruine du Califat omeyade de Cordoue, ouvre aux petits royaumes chrétiens du nord de l’Espagne la voie de la reconquête de la péninsule. C’est au brusque changement survenu dans le rapport des forces entre le monde musulman et les états chrétiens que correspond la floraison artistique de l’âge roman. En Catalogne, cet art, d’une exceptionnelle vitalité, a connu des tonalités diverses et successives. Au XIe siècle, s’imposent les formules du premier art roman méridional qui, par-là, s’insinua plus ou moins profondément en Europe occidentale. Au XIIe siècle, avec, d’un côté, le développement des techniques (conquêtes de la stéréotomie et de la sculpture) et, de l’autre, l’expression du décor peint, les constructions religieuses vont, au contraire, s’enrichir en se diversifiant.

 

Mardi 22 février 2011

L’Espagne au Siècle d’Or -

Arts et sociétés : Le Gréco, Ribera, Zurbaran, Velasquez, Valdes Leal

Les conditions sociales et politiques pèsent de tout leur poids sur l’expansion artistique d’une époque. La situation géographique de l’Espagne, unique passerelle, du côté occidental, entre l’Europe et l’Afrique, l’âpreté de son climat et la rudesse de son sol ouvrent une parenthèse dans l’histoire du monde occidental. La découverte des Amériques a permis aux Espagnols de substituer les résultats de leurs expériences aux déductions de l’Antiquité. La vision « observatrice » rejoindra ainsi la doctrine de St Ignace de Loyola. Cette attitude exercera une influence décisive sur le comportement des artistes que, pour des raisons à la fois scientifiques et religieuses, les autorités cherchent à convaincre de la nocivité de l’exemple antique. Ce qui va à merveille dans le sens de leur tendance naturelle à l’anthropomorphisme dans la représentation des idées.

 

 

Mardi 22 mars 2011

Hans Holbein

Peintre polyvalent qui a excellé dans de nombreux genres et techniques, peintre décorateur à Bâle, il réalisa des gravures sur bois et peignit d’impressionnants retables. Mais il fut un portraitiste renommé, d’une virtuosité inégalée à rendre le caractère de ses personnages. Les humanistes plaçaient l’homme au centre de leurs études en le considérant comme un être doué de raison et d’autonomie. Hans Holbein le Jeune occupe une place importante dans cette période. Grâce à ses portraits, les protagonistes de la vie politique et intellectuelle nous apparaissent  avec réalisme. D’autre part, la vie et l’oeuvre de l’artiste ont été fortement déterminées par les bouleversements sociaux esquissés à cette époque. Son œuvre s’en trouve être un excellent miroir, reflet des aspects essentiels de ce temps.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

Elles ont lieu à Genève, le mardi de 12 h 15 à 14 h 00 (sauf le jeudi 9 décembre)

 

Lieu

         Les Salons

         6, rue Bartholoni

         1204 Genève

                                    de 12 h 15 à 14 h 00

 

           

                                    Le tarif est de 30 frs.(pour les membres de l'association : 25 frs)